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Association pour la Valorisation et la Diffusion de la Préhistoire Alpine

 

Le Mésolithique alpin

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Le Mésolithique alpin

16 juillet 2010
par Millet Jean-Jacques

Mésolithique dans les alpes du nord

Le Mésolithique commence après le Dryas récent, il perdure sur trois périodes du Préboréal (9700 ans) en passant par le Boréal et enfin s’achevant au cours de l’Atlantique (4700ans).

Culture : Sauveterrien, Montclusien, (armature sur lamelle étroite ), Castelnovien

- Mésolithique ancien : mouvance d’inspiration sauveterrienne et épipaléolithique, avec l’innovation technique du microburin, et surtout microlithisation des armatures avec une persistance d’héritage (épipaléolithique) avec les lamelles à dos et pointes à bord abattus diminutives.

- Mésolithique moyen  : de culture Sauveterrien et/ou Montclusien, les hommes montrent une grande mobilité, il ne laisse que peu de traces de leurs passage, peu de séjour de longue durée, beaucoup de halte de chasse. Il y a une rupture avec le mésolithique ancien aux niveaux des techniques et des comportements, car l’outillage est réalisé sur des supports lamellaires étroits, microlithisation, prolifération des armatures sur lamelles étroites.

-  Mésolithique récent : Le Castelnovien se termine au tout début de la période Atlantique 1, au moment du coup de froid, il y a 8200 ans BP cal.

Datation et peuplement : Le mésolithique commence au cours du Préboréal, avec le Mésolithique ancien, mais c’est au Boréal (optimum climatique) que le Mésolithique moyen s’épanouit. Les hommes vont explorer des zones vierges de toutes occupations humaines et même de toutes exploitations antérieurs des ressources, ils vont pénétrer à l’intérieur des massifs et sur les hauteurs. Le domaine alpin est étagé, les contreforts sont boisés donc difficiles à traverser, les hauts plateaux sont eux ouverts et regroupent de grands espaces de chasse (Les prairies d’alpage). Les derniers hommes de culture mésolithique récent vont également apprécié ces espaces.

Environnement : Le rapide réchauffement du climat, va initié le remplacement d’une steppe arborée (pin) vers une forêt de feuillus (noisetiers, chêne, orme). L’habitat se fragmente et devient difficile à traverser. Il n’y a plus beaucoup d’espace ouvert mise à part sur les hauts plateaux des massifs.

Complexe techno-culturel : L’outillage est réalisé sur support lamellaire étroits. Il y a une rupture visible dans les techniques et les chaines opératoires entre le mésolithique ancien et le mésolithique moyen. Rupture dans les comportements et de techniques. Le mésolithique récent est la première culture à réaliser des trapèzes ou des formes trapézoïdales en armatures.

Habitat : au mésolithique moyen se sont généralement des sites de plein air, jusque même en haute altitude, abri sous roche sur les voies d’accès. Déplacement fréquent des camps de base vers des campements temporaire, intermédiaire ou résidentiel éloignés.

Cynégétique : Ils chassent le cerf, le sanglier, le chamois. Ces espèces sont moins grégaire que le cheval ou le renne. C’est un autre type de chasse. Exploitation saisonnière et intense des zones d’altitudes et chasses au bouquetin (espèce grégaire).

Altitude, étages environnementaux traversés ou exploités : on trouve aisément des sites jusqu’à 2000 m d’altitude. Plus grande pénétration des massifs et des alpes en général. Zermat 2600m

Sites majeurs : Le pas de l’échelle, La Blachette, Le pas de l’Aiguille, Pré pérret, Le pas de la Charlatte.

Remarques : Le mésolithique ancien et l’Azilien reste dans des zones d’exploitation du domaine alpins assez comparable : zone de moyenne montagne. Le mésolithique moyen est le théâtre d’une forte poussée démographique. Les gîtes de silex d’altitude sont plus accessible. Le mésolithique récent diffuse à partir de la vallée du Rhône.


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